Cette année, la France n'a rien gagné. Avec une forme d'impatience, des millions de supporters, pour l'occasion, ont guetté le succès attendu. 10 ans après, l'obligation de victoire tombait quasiment sous le sens.
Hélas, le fiasco fut total. Le flop, retentissant. Par la suite, on alla même jusqu'à parler de honte et à réclamer des têtes. Ou plutôt une tête. Une seule : celle du Ray-man. Comme si l'insuccès avait été le produit soudain d'un sabordage en règle d'une fête déjà écrite, comme si les conditions de la victoire avaient été détruites minutieusement et consciemment par l'homme à la tête de l'armada prétendument invincible. Il fallait n'avoir pas vu les indices de l'après-9 juillet 2006 pour imaginer qu'un tel succès n'était pas plausible.
Les célébrations récurrentes sont-elles devenues si jurisprudentielles pour que les faits tels qu'ils apparaissaient deviennent moins probants qu'une certitude d'inéluctabilité d'un événement festif ?

Rien ou presque n'est venu gâché la jolie fête. Ni une radio suisse persifleuse, ni une ex-candidate à la présidence trop encline à la suspicion de récupération, ni les réserves que d'aucuns émettront sur la mise en avant excessive d'une puissance transcendantale (quand dans le même temps, on réfute toute crédibilité à l'hypothèse du rôle d'une somme d'argent, bien matérielle) ne viendront tempérer l'enivrant événement perpétuel.
Vive Dieu, vive la France.
A vous Cognacq-Jay, à vous les studios.