lundi 31 décembre 2007
vendredi 28 décembre 2007
French Vatican
Autrement dit, sans foi, pas d'espérance, donc vilenie, Mal, patin couffin...
Aussi, dès lors que des hommes de progrès cherchent à cantonner le domaine de la foi à celui des consciences et des options de vie privée de chacun (concept certes élastique pour certain jogger occasionnel), certain globe-trotter frénétique s'imagine que c'est l'espérance qu'on tue dans l'oeuf, le croyant qu'on paganise de force.
Penser à ce point que la lumière ne pourrait venir que de la religion, c'est faire bien peu de cas de la puissance de la raison (qui n'est pas réservée aux athées ou aux agnostiques, la raison contrairement à la foi, ayant cette extraodinaire particularité : elle est accessible à qui en prend la peine).
La raison n'est plus à la mode, elle est devenue ringarde à peu près en même temps que les Ray Bans sont revenus en grâce, invitant les sympathiques lunettes rondes de John Lennons utopiques à rejoindre le peloton de liquidation d'un esprit qui se voulait avant tout émancipateur, il y a bientôt 40 années.
Si l'on ne peut pas être fier d'être né quelque part, on peut faire un peu plus que s'accomoder de lois qui façonnent une nation. On peut aimer vivre en France pour sa loi de 1905, pour l'extraordinaire intelligence du compromis historique qui a été réalisé par les représentants du peuple.
Plus d'un siècle nous sépare de ce moment fondateur d'une façon de penser la liberté de l'individu dans la société...
Sheila n'était même pas née...
Benazir Bhutto n'était même pas morte...
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lundi 17 décembre 2007
Montrer son coeur
l'indispensable désodorisant intérieur saturé de produits chimiques et un autre pour le jambon de tradition sous cellophane, nos oreilles reconnaissent des notes familières et desquelles on était déjà amoureux avant qu'elles soient ainsi jetées en pature à la voracité des consommateurs.
Compliqué de conserver son flegme et son vocabulaire empreint de courtoisie quand, confiant le privilège d'un coup de foudre musical bouleversant à un ami, celui-ci finit par vous lâcher "Ah oui, c'est la pub pour La Poste".
Assurément, tel qu'est fait notre monde, il y a là une reconnaissance que l'on juge légitime pour un artiste qui nous a procuré des émotions. Pourtant, au-delà du sentiment que l'utilisation de l'oeuvre pour la promotion d'un produit constitue un sacrilège, l'intime conviction que l'on aurait dû jalousement conserver pour soi ce joyau est encore plus puissante.
Pour que telle violation du domaine réservé du mélomane transi soit possible, il faut pourtant bien qu'une madame ou un monsieur dont c'est le métier aient consenti d'eux-mêmes à se livrer au sacrilège d'apposer des notes chéries sur un message publicitaire.
Ainsi certains n'hésitent pas aller au coeur de leur univers intime afin de trouver les ressorts inconscients qui contribueront à faire acheter un monospace au célibataire.
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mercredi 12 décembre 2007
lundi 10 décembre 2007
vendredi 7 décembre 2007
mardi 4 décembre 2007
mercredi 28 novembre 2007
Dans la matrice
Jusque là, tout un pays a été victime d'une hallucination collective.
Les choses se sont déroulées comme si les français avaient été les jouets d'une manipulation leur ayant fait gober que les promesses de pouvoir d'achat et la libération des heures supplémentaires, jusque là enserrées dans un carcan socialo-communiste, avaient eu un lien. L'autre répondant à l'une.
Alors quoi...
Faille spatio-temporelle ?
Bug d'une interface informatique qui aurait aspiré nos perceptions ?
Si les français attendent des réponses économiques et sociales, il n'apparaîtrait cependant pas inutile de les éclairer sur ce gigantesque mirage dont ils ont été les victimes pendant la campagne et durant les mois qui ont suivi.
Car là est bien le mystère.
Tout laisse à penser qu'on ne nous a jamais promis que gagner plus était une simple question de volonté.
Les heures supplémentaires défiscalisées n'ont jamais eu pour objectif d'augmenter le pouvoir d'achat.
Il n'y a jamais eu de loi TEPA.
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samedi 24 novembre 2007
Brassens submergé
Sète n'est pas la seule plage menacée, loin de là. Mais aujourd'hui, il en va de la tombe imaginaire du sétois.
Imaginaire, mais très concrète pour qui s'est abandonné au rythme lancinant et fatal de la Supplique.
Alors, on imagine la croix du poète se dresser puis se coucher pour l'ultime bonheur post-hume avec les jeunes femmes prenant la butte pour oreiller, les pieds dans l'eau. Après quoi, la tombe rejoindrait définitivement les vieux amis dauphins qui remplaceraient les amis qui s'abritaient autrefois sous le pin parasol.
En bien d'autres endroits de France et d'ailleurs, les océans grignotent plages et falaises avec un appétit que l'on jugerait insatiable. Les hommes vont peut-être parvenir à dessiner le monde et les continents, mais sous l'empire de quelle folie tiennent-ils le crayon ?
Bientôt Quimper sur Plage ?
...
...
Si, oui... Où c'est qu'on met les parkings ?
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mardi 20 novembre 2007
jeudi 15 novembre 2007
Sacs non fournis
Mardi soir, l'association la Liberté de l'Esprit avait invité Noël Mamère afin de contribuer à la conférence mensuelle présentée depuis fort longtemps par l'association.
L'éduc au PS et l'éléphant rose se sont fait les relais de cette soirée sympathique et plutôt instructive qu'on s'intéresse un tant soit peu à la pensée politique. Le souci de Noël Mamère de toujours placer l'homme au coeur de l'enjeu du combat pour l'environnement ne pouvait que convaincre, si besoin était, de tenir pour acquise l'urgence de la préservation des équilibres naturels.
Ce n'est pas ce que semblaient penser deux des personnes présentes au moment de l'échange traditionnel entre la salle et l'intervenant.
L'un émettant d'abord plus que des doutes sur la responsabilité des hommes dans le bouleversement climatique avant d'avancer l'hypothèse que le réchauffement climatique n'était peut-être pas si mauvais pour la planète.
Amis de la bonne conscience, bonsoir.
L'autre n'hésitant pas à voir un lien entre combat pour la planète et combat pour l'interdiction de l'IVG.
Amis du prétexte nauséabond, bonne nuit.
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lundi 12 novembre 2007
mercredi 7 novembre 2007
mardi 6 novembre 2007
lundi 5 novembre 2007
Ouverture

Coco et Rosie ont sorti cette année leur troisiéme opus. Il ne faut pas se le cacher, on a beau s'être régalé sur les premiers albums, on craint la lassitude dans un genre à l'équilibre si précaire.
Un tournant risqué, un virage réussi, mais une fidélité à ce qui ont fait d'elles des déjà grandes. Après leurs atmosphères confinées, elles ont su nous montrer comment on pratiquait l'ouverture en intelligence et en sensibilité mais sans jamais rien céder de ses propres idéaux.
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jeudi 1 novembre 2007
Légitimédiation
Selon ses membres, le comité n'aurait fait que prendre acte de certains usages concernant le pouvoir réel du Président de la République, seul vrai chef de l'exécutif en temps de concordance des majorités
Deux solutions étaient dès lors envisageables.
Car là est bien le problème, en identifiant le Président comme responsable de la définition de la politique de la Nation, le comité semble considérer comme peu probable l'hypothèse de la cohabitation, faisant fi de l'éventualité d'une crise politique, que le score de François Bayrou à l'élection présidentielle rend pourtant largement du domaine du possible dans les années à venir (fin du système bipolaire, émergence d'un centre déterminant pour l'identification des forces gouvernantes). D'autre part, la possibilité offerte au pouvoir législatif de contrôler l'action du gouvernement au point de pouvoir le démettre n'a de sens que dans la mesure où cet organe collégial est le véritable maître des décisions politiques.
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mardi 30 octobre 2007
Ce qu'il y a derrière trois fois rien
La Question Humaine est un film de Nicolas Klotz adapté du roman homonyme de François Emmanuel.
Simon (Mathieu Amalric) est cadre d'une multinationale pétrochimique, la SC Farb. Il évolue dans un univers aseptisé où les cadres sont rasés de près et où l'initiative individuelle n'est qu'une illusion.
Tout concourt à mobiliser les esprits des cadres dans un objectif unique : le bien-être de la société Farb, pour la plus délicieuse satisfaction de ses actionnaires.
De par son poste de psychologue, Simon a une place d'importance dans la tenue du dossier ressources humaines. Recrutement, séminaires d'adaptation et de motivation, plans sociaux; les dirigeants de l'entreprise, Mathias Jüst (Michael Lonsdale) et Karl Rose (Jean-Pierre Kalfon), sont parfaitement conscients de ses compétences et de son engagement.
Quelque chose cloche bien évidemment dans ce tableau trop gris et glacial.
Les mots sont parfois utilisés comme des systèmes froids, déresponsabilisants et destructeurs.
Simon et le spectateur vont découvrir (ou redécouvrir) que lorsque l'on vide la langue de son sens, on peut cacher derrière des mots vides, techniques et neutres des idées précises, orientées et dangereuses.
Ces tournures de phrases permettront d'autant plus facilement l'adhésion qu'elles donneront le sentiment de n'engager à rien... comme une notice d'utilisation agrémentée de conseils qui ne mangent pas de pains et qui ménagent la bonne conscience de ceux qui y souscrivent par leurs tâches quotidiennes.
La banalité n'est pas toujours là où on voudrait bien nous le faire croire. Elle peut se dissimuler derrière le sensationnalisme d'images bling-bling qui amusent les yeux et délient les langues, mais sert également de déguisement pour grignoter ou dévorer, bien planqué, toute idée de dignité.
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dimanche 28 octobre 2007
vendredi 26 octobre 2007
lundi 22 octobre 2007
Droopy or not Droopy
Je ne parviens pas à le percevoir tel qu'on le présente souvent : fade et triste.
Par exemple, les Guignols de l'Info croient bon de le présenter comme le Droopy gouvernemental en chef. Voilà bien l'une des choses qu'on pourrait leur reprocher. Pour le plaisir d'un bon mot ou d'un coup de trait psychologique qui permet facilement le gag récurrent, ils passent à côté du talent qui était celui des anciens auteurs, Jean-François Halin et Benoît Délepine, qui savaient décrypter les apparences. Mais nous y reviendrons probablement un jour.
En réalité, François Fillon n'a rien du sympathique Droopy. Depuis que par pur orgueil il s'est rallié au candidat Sarkozy, trahissant ainsi ses idées plus encore que punissant le Président en place, il lui semble de plus en plus compliqué de ne pas céder aux sirènes des mots qui feront mal. Ainsi, le triomphalisme de l'après 6 mai lui fera affirmer brutalement qu'il faut rompre, pour rejeter l'imposture morale de cette gauche qui joue à colin-maillard avec l'Histoire, la gauche des grandes âmes sèches, qui pratique la justice sociale comme on offre un caramel mou, du bout des doigts, à la sortie des kermesses dominicales.
Ceci n'est évidemment qu'une illustration de son goût pour les mots choc et blessants.
Alors triste, oui. Mais pas au sens premier du terme.
C'est triste d'user de mots sans en mesurer toute la portée, symbolique ou non. En observant Droopy, on ne décèle rien d'une tristesse que l'on aurait à déplorer de par ses effets sur autrui. Rien de tel chez le chien placide.
Les Guignols feraient bien d'observer davantage le caractère du Premier Ministre. Jusque dans ses moindres détails.
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lundi 15 octobre 2007
mardi 9 octobre 2007
Wide shut
Mais réconfort, je l'ai entendu plus rarement.
Jack Lang, au nom de l'ouverture et de l'éclatement des frontières politiques est appelé dans une commission de réflexion sur la révision de la Constitution. Jack Lang, comme le nouveau Président stagiaire, est un fervent partisan du régime présidentiel. Comme si la Vème République ne permettait pas déjà, de facto, une ultra-présidentialisation... Bien évidemment, Jack Lang a accepté, et peut-on sérieusement le lui reprocher ? Pas vraiment, même si l'on peut être convaincu qu'il s'égare (au gorille). Mais peut-on parler d'audace lorsque, sur un sujet précis, on fait appel à quelqu'un de la même obédience que soi ?
Il en va un peu de même concernant le choix de Bernard Kouchner au ministère des Affaires Etrangères. Appeler à ce poste un Pierre Lellouche light, quelle audace pour un Président qui vient s'excuser de l'arrogance française auprès des hautes autorités texanes...
Pourtant, on s'obstine à nous présenter les choses de façon binaire, en dehors de tout approfondissement idéologique. Puisque X a sa carte à gauche, le faire rentrer dans un gouvernement de droite = ouverture. Oserait-on aller jusqu'à parler d'ouverture si Georges Frêche était appelé au ministère de l'Immigration et de l'Identité Nationale ? Oui, probablement. Pourtant... je vous fais juge.
En fait d'ouverture, c'est bien de béton idéologique qu'il s'agit.
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mardi 2 octobre 2007
samedi 29 septembre 2007
Sur mon brin de laurier...
Je ne sais pas si ça vous le fait, mais je ne sais plus où donner de la tête tant je frissonne de terreur à l'écoute et à la lecture des actualités. Toutefois, une information, légère mais assez révélatrice de la drôle d'idée qu'on se fait du champ des possibles de nos jours, a retenu mon attention. Et plus encore quand j'ai pu constater qu'elle avait justifié le fait qu'on fasse parler l'épouse du maire le plus intègre de France en laissant penser que cela pouvait avoir le plus quelconque intérêt.
Voilà qui n'aurait pas manqué de fasciner un monsieur décédé que quelques camarades bien inspirés (big up) ne négligent pas dans leurs affectueuses pensées.
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vendredi 21 septembre 2007
Echappatwar
Voilà, dans les conditions du direct, ce qu'on a pu entendre en réunion ministérielle à l'annonce des chiffres de croissance pour 2007.
C'est fou ça quand même... Qu'est-ce que c'est que ce PIB qui n'est pas dopé par les photos du Président de la République en Ray-Bans ultra-glamours ?
Et je parle même pas des rabats-joie qui donnent des leçons sur les comptes sociaux.
Quand on connaît les règles élémentaires qui régissent les comptes publics ou les comptes sociaux, on sait qu'à un moment ou un autre, les cadeaux aux uns sont payés chers par les autres. RIGUEUR, le mot a été lâché ça et là par des journalistes qui l'auraient tenu de la bouche d'informateurs proches de tel ou tel ministre qui s'empressait aussitôt de démentir dès qu'il en avait l'occasion à la télévision ou à la radio (c'est à dire très souvent). Et effectivement, le terme de rigueur est inexact, tant celui-ci signifierait que tous les habitants de ce pays s'apprêteraient à en baver...
Leur problème à tous, et au premier chef celui de Sarkozy, c'est que ça va vraiment finir par se voir les cadeaux que l'on fait toujours aux mêmes et les perpétuels efforts "d'adaptation" que l'on demande aux autres. Redonner le moral aux français en faisant croire à tout le monde que le Conseil des Ministres, c'est un peu la version française de Planet Hollywood, ça fera son temps. Il serait peut-être temps, donc, de revenir aux bonnes vieilles méthodes de diversion qui se sont toujours avérées efficaces. Par exemple, en mettant bien les choquottes à toute une partie de la jeunesse et à leurs parents par la même occasion, au détour d'une boulette ô combien malencontreuse un dimanche soir sur LCI et subtilement reprise entre la poire et le fromage ce même dimanche soir au JT de TF1. C'est par des paroles simples parfois que l'on redonne aux gens le goût pour les choses élémentaires et sans artifice. Les soucis d'ordre matériel s'éclipsent alors devant le simple bonheur d'être vivant pour l'instant. Et qui, dès lors, viendra vous titiller pour 2 points de TVA supplémentaires ?
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mardi 18 septembre 2007
Lettres de noblesse
On s’est beaucoup moqué de l’équipe de France de rugby après sa défaite face aux argentins. Pour ma part, je trouve que c’est faire là un bien grand affront à l’équipe d’Argentine. Cette nation du rugby a tout pour nous surprendre énormément d’ici les prochaines années.
Ainsi, l’équipe de France ne méritait pas tant de réprimandes et de persiflages.
On leur a reproché tant de choses, et notamment l’excès de présences publicitaires et un mépris vis-à-vis de l’adversaire dû à un excès de confiance.
Pour être tout à fait franc et objectif, je n’ai pas souvenir d’une présence massive des rugbymen dans la promotion de produits commerciaux. Quelques uns, particulièrement emblématiques, ont cédé aux sirènes du fast-food ou de la marque de leur équipementier, mais si les enseignes commerciales font énormément de place au rugby lui-même, les joueurs ne se mettent en réalité guère en scène dans ces spots. Il en va différemment bien sûr de leur sélectionneur…
Quant à l’excès de confiance, je sais qu’on a pu entendre des journalistes fanfaronner en se préoccupant exclusivement de l’écart que les français pourraient infliger aux argentins, sans envisager un instant la victoire albiceleste. Les joueurs, en revanche, n’ont pas manqué de rappeler la valeur réelle des pumas et les difficultés que le XV de France éprouvait systématiquement face aux argentins qui les connaissent si bien.
Et puis il y eut la lettre de Guy Mocquet, bien sûr… encore…
En dehors du clin d'oeil évident à l'avenir politique du sélectionneur national, il a été beaucoup avancé qu’en terme de gestion des ressources humaines de son groupe, c’était particulièrement malhabile, le caractère dramatique du contenu de la lettre du jeune résistant communiste ayant bouleversé les âmes.
Alors faut-il regarder de ce côté pour expliquer le brusque changement d’attitude de l’équipe au coq ce dimanche soir ? Bernard Laporte aurait-il tenu compte des critiques émises envers son management ? A-t-il compris que la trop forte puissance des émotions peut saper les jambes, la tête et les cœurs ? On peut penser que oui. Il est temps de vous offrir en exclusivité les coulisses de la préparation des Bleus. Le crabe et le surimi s’est décarcassé pour vous faire lire en intégralité le texte lu hier soir par Jean-Baptiste Elissalde à ses coéquipiers, deux heures avant le coup d’envoi. Il s’agit du mot adressé par Jean Jaurès à son épouse, Adélaïde Barbaza, le 30 février 1914 :
« Ma petite femme chérie, je suis parti au pain.
Je passerai sûrement voir les copains au Café du Croissant.
A tout à l'heure.
Bisous.
Ton Jean-Jean. »
...
...
C'est que faudrait voir à pas prendre Laporte pour un jambon.
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mercredi 29 août 2007
Pas bien surprenant...
On sait aujourd'hui quasiment que le 1er mai, Sarkozy présumait déjà de sa victoire. Qu'est-ce qui a bien pu le mettre dans un tel état de nerfs alors que le temps était magnifique ce jour-là en Bretagne (parce que je tiens à le préciser, si le temps est dégueulasse, c'est depuis le 6 mai, pas avant) ?
Je ne peux m'expliquer ce craquage verbal que de trois façons :
- soit il était particulièrement furieux de ne pas pouvoir célébrer la fête du travail au côté de ses amis travailleurs ou en famille, obligé qu'il était de travailler en ce jour férié pour gagner plus dès le 6 mai
- soit il était dans un état d'angoisse particulier ce jour-là, comme écrasé par le poids des fonctions qui l'attendaient quelques jours plus tard, et on peut en conclure que ce tout petit monsieur ne sait pas garder ses nerfs, contrairement à tout chef d'Etat qui se respecte
- soit on part du principe qu'il était dans son état normal et alors on peut légitimement s'inquiéter de son équilibre ou de sa façon de percevoir certains de ses propres citoyens.
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vendredi 24 août 2007
mardi 21 août 2007
dimanche 19 août 2007
La flamme à barbe
J'aimerais bien tenir le type qui a inventé la pousse des poils pour lui dire ma façon de penser.
A mon avis, si c'est pas le beau-frère de l'inventeur de la mousse à raser ou le cousin du concepteur du rasoir, je suis quand même pas tombé loin.
Tous les jours, c'est la même histoire, ça a repoussé et faut encore couper. Tous les jours !
A côté, le supplice de Sisyphe, c'est du dessert.
Mes chers camarades, être socialiste, c'est ne pas être fataliste, il est grand temps de nous élever face à cet embrigadement quotidien. Notre quête du glâbre causera sûrement notre perte en nous éloignant de notre noble combat.
Arrêtons les frais dès aujourd'hui et laissons enfin en paix ces milliards de poils qui ne nous ont rien fait et qui ont tant fait pour la sauvegarde de notre espèce quand nos ancêtres auraient signé des deux mains pour le réchauffement de la planète s'ils avaient su écrire leur nom.
Ce que je vous propose n'est certes pas facile tant le carcan qui nous enserre nous apparaît légitime par la seule force de l'habitude. Mais ce que la société bourgeoise aux mains des tronçonneurs pileux nous a imposé comme une normalité peut cesser demain, si vous le voulez bien. Remisons nos rasoirs mécaniques, faisons recycler les batteries de nos rasoirs électriques, brûlons nos après rasages.
C'est par là et par là seul que passe la refondation de la pensée socialiste. Changer le monde par la révolution a été un échec et a été rigoureusement écarté par les plus éminents des socialistes. Nous avons récemment connu un revers électoral douloureux et beaucoup d'entre nous semblent perdus et hagards. Qu'ils se rassurent, si le grand frémissement ne s'est pas fait ressentir à Melle, alors il se produira à Poil.
Mes très chers camarades, c'est là une bien grande subversion que je vous suggère. Ensemble nous pouvons y parvenir.
Oui aux poils libres, non à la peau lisse.
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