mercredi 19 août 2009

La revue de presse de l'été



- 11 juillet : un bébé mécontent de ne pas avoir eu de rab de Pom'Pot' assassine tous les occupants du véhicule familial en s'emparant du volant sur l'autoroute A7, il a percuté de plein fouet un héron roulant à contre-sens. Le bébé, sain et sauf, a été immédiatement mis en examen. D'après le procureur de la République, l'enfant âgé de 5 mois tiendrait des propos totalement incompréhensibles.

- 14 juillet : Maxime Brunerie récidive. Après sa libération conditionnelle intervenue le mois dernier, le jeune homme aurait été arrêté pendant le défilé alors qu'il rôdait parmi les badauds.
Les autorités ont trouvé dans sa main une balle de 8 mm qu'il aurait "voulu lancer très très très fort et très très très vite" , selon ses dires, afin d'attenter à la vie du chef de l'Etat.

- 17 juillet : drame de la route, encore, 8 morts sur l'autoroute A20 après qu'une personne âgée de 96 ans conduisant un camping car ait percuté un mini van Volkswagen. D'après les premières conclusions de l'enquête le vieil homme aurait perdu le contrôle de son véhicule alors qu'il cherchait à récupérer une cassette audio de NTM que sa compagne avait dissimulé à l'intérieur de ses sous-vêtements.

- 21 juillet : dans un petit village du Lubeyron, c'est l'incompréhension après le geste désespéré d'un chef d'entreprise retrouvé pendu à son fil à linge vêtu d'habits féminins et menotté dans le dos. L'ensemble des villageois a été confié à une cellule psychologique.

- 22 juillet : Nicolas Sarkozy victime d'un couteau. Le Président de la République en résidence au Cap Minorité Visible se serait entaillé un doigt au moment de couper des tranches de cochonnou en vue de l'apéritif déjeunatoire auxquels étaient conviés de proches amis du couple présidentiel parmi lesquels Tom Cruise, Frédéric Lefebvre, Christine Boutin, Boy Georges, Sarah Palin, Faudel et Manuel Valls. Il a été immédiatement évacué au Val-de-Grâce au service doigtologie. Frédéric Lefebvre visiblement ému, et en tongs, aurait déclaré, "si un couteau planté dans le cœur n'est pas une alerte, alors je ne sais pas ce que c'est qu'une alerte."

- 30 juillet : un adolescent retrouvé mort au pied de la Tour Eiffel après qu'il ait manqué une marche entre le deuxième et le troisième étage.
D'après les premières conclusions de l'enquête, le jeune homme souffrait d'anorexie.

- 31 juillet : Frédéric Lefebvre produit son douzième communiqué de presse par lequel il insiste sur le fait que son allusion au couteau dans le cœur valait en réalité pour "tous les français".

- 04 août : fusillade dans le centre-ville d'Alençon, un forcené armé de kalachnikov et de grenades a ouvert le feu sur la foule en hurlant "vaut mieux ça que d'crever de la grippe A". 26 personnes ont trouvé la mort 76 ont été blessées dont 31 dans un état jugé critique.
Le forcené a été livré à la foule par les forces de police après son arrestation.

- 08 août : la série noire continue, sortie du nouvel album de Gérald De Palmas.

- 13 août : décès du chanteur Christophe Maé au volant de son véhicule.
Le "Peter Tosh du Vaucluse", ainsi que l'a qualifié le ministre de la culture avait omis de se parer de sa ceinture de sécurité.
Ses fans se sont rassemblés devant son domicile en chantant son tube "on s'attache" comme dernier hommage.

- 14 août : une messe satanique tourne mal à Lourdes, douze adolescents ont trouvé la mort après avoir été piétiné par huit brebis destinées à être sacrifiées.
Le Président de la République s'est exprimé depuis sa résidence estivale et a annoncé le vote prochain d'une loi visant à étendre la rétention de sûreté aux brebis.

- 21 août : rien.

- 22 août : un journaliste assassine des touristes japonais au pied de la Tour Eiffel en les étouffant à l'aide de très gros sushis. Le temps que les forces de police interviennent quatre vacanciers nippons trouveront la mort.
Le journaliste arrêté aurait déclaré "si je m'étais pas dévoué, on aurait dit quoi au flash de 13 heures, hein ?"

- 29 août, 12 heures : défilé de 1300 mannequins en lingerie en bordure de l'A28 à hauteur de la sortie 90B.
- 29 août, 13 heures : flash spécial, carambolage géant sur l'A28 à hauteur de la sortie 90B, le premier bilan fait état de 546 morts et 12 blessés légers.

- 02 septembre : c'est la rentrée, premier conseil des ministres.

samedi 25 juillet 2009

Bar... baron... baronnet.



En juin dernier, nous, militants socialistes du Finistère, étions appelés à nous prononcer sur le contenu d'une charte relative à nos pratiques en matière électorale.

Une première mouture avait été élaborée par l'équipe exécutive fédérale. Le résultat paraissait alors extrêmement audacieux. Après élaboration d'amendements provenant des diverses sections finistériennes, nous pouvions nous prononcer à titre définitif.
Ce soir de juin, seuls 5 articles étaient soumis à notre jugement.

Le premier article concernait la parité sur le territoire du département au moment de la désignation de nos candidats aux élections uninominales(ex : élections législatives).
Les deux suivants permettaient aux militants de se prononcer sur leur vision et leurs aspirations à encadrer le cumul des mandats.
L'avant dernier visait à garantir la transparence de l'accès aux informations pour tout prétendant à une candidature interne.
Le dernier permettait en cas de circonstances particulièrement graves et exceptionnelles de déroger sous de sévères conditions aux prescriptions de la charte.

Le cœur du débat résidait bien entendu principalement dans les articles 2 et 2 bis relatifs au non-cumul (ou mi-cumul) des mandats
Nous avions à nous prononcer sur le point de savoir si nous étions favorables :
- à l'article 2 : soit le mandat parlementaire unique (article 2)
- à l'article 2bis : soit le seul cumul mandat parlementaire / fonction élective non exécutive (signifiant la fin des fonctions de députés-maires et/ou sénateurs-présidents de conseil général)
- ni à l'un ni l'autre

A l'unisson, les militants du PS réclament du renouvellement. Ils sont tous très nombreux à dire à quel point nous devons changer nos pratiques d'un autre âge. Durant le congrès assassin que nous avons vécu, les accusations de bruntosaurie, de ringardise du parti pleuvaient.
Le 25 juin au soir, nous avions la possibilité de susciter un véritable travail de rénovation en nous dotant d'outils favorisant le renouvellement de notre personnel politique.

Hélas, comme trop souvent au PS, les déclarations d'intention ne sont pas suivies d'effet. Après les grands discours très sévères sur nos chefs seulement intéressés par leur poste, il y avait de l'espoir pour que nous nous dotions d'un outil efficace et simple qui ne nécessite pas dix longues minutes lorsqu'il s'agira de l'expliciter aux citoyens... : le mandat parlementaire unique.
Si l'option 2 bis est une véritable avancée par rapport aux pratiques passées, elle reste une solution figoraisinière permettant un cumul des mandats light qui froissera moins les égos.

Mollesse.

jeudi 30 avril 2009

Bonne fête Robert

Aujourd'hui, c'est la Saint Robert.
Je ne connais pas personnellement de Robert. Du moins, pas directement.
Car il est un Robert que j'ai appris à connaître pendant très longtemp
s. Nous sommes en réalité plusieurs milliers à le connaître, sans que lui-même ne nous connaisse véritablement si ce n'est comme une masse sombre et informe.

Vieil ours craintif planqué derrière une guitare et un micro il peint depuis plus de trente ans ses rêves et ses angoisses les plus folles. Schyzophrène ou sous poppers, creusant la terre ou planant autour, le leader des Cure ne s'est jamais enfermé dans un style. Pourtant, on lui reprocha souvent de se complaire dans le glauque et la posture noire.

La période 1980-1982 fut la plus noire de la longue carrière de Robert Smith. Noirceur, douleur, ressentiment colère et même violence marquaient chaque note de musique et chacun des textes du trio d'alors. Ce romantisme-là sentait bon la clope et la bière bon marché, les doutes du jeune homme entrant dans l'âge adulte, l'être humain paumé dans un monde qui l'écrabouille.


samedi 25 avril 2009

De la ficelle au cordage

Le Président de la République est-il un incapable ?

Nicolas Sarkozy est connu du grand public depuis 1993 et son passage au ministère du budget. Il connut un gain notable de notoriété suite à la prise d'ôtage de Neuilly et son rôle brillant de négociateur auprès de Human Bomb qui finira avec plus de plomb dans
la tête qu'il n'avait commencé.
Il y eut ensuite la trahison. Enfant de lait de Jacques Chirac, il finira par se vautrer dans les plis d'un Edouard Balladur chez qui il crut déceler des allures de monarque fascinant. S'il avait été meilleur élève à l'école, peut-être Sarkozy aurait-il vu à temps qu'il avait confié son avenir à Louis XVI. La chute est terrible pour celui qui se fit un nom sous les feux des médias. le retour de bâton sera considérable et les railleries, pour longtemps, perdureront.

En 2002, plus qu'à Jean-Marie Le Pen, c'est à Nicolas Sarkozy que le thème de l'insécurité profitera. Son agitation et sa faculté à verser dans la démagogie la plus primaire lui permettront de réintégrer le giron de la chiraquie, drapé des habits de la légitimité . O
n connaît la suite, sa popularité se nourrira de l'orchestration autour de sa pseudo-lutte contre l'insécurité. Voilà sept années (moins quelques mois passés au chevet de l'économie) que le trublion en talonnettes s'est octroyé le premier rôle de responsable de la sécurité de ce pays. Régulièrement, la frénésie sécuritaire le chatouille et provoque chez lui les mêmes agitations, les mêmes fausses évidences creuses assénées, les mêmes sorties démagogiques.
Sept ans qu'il est au chevet de la sécurité de chacun d'entre nous. Sept ans durant lesquels il n'hésita pas à recourir à la loi jusqu'à l'écoeurement en faisant preuve d'une sévérité chaque fois accrue.

Instrumentalisation du sujet au contact d'une impopularité sur laquelle plus rien ne semble avoir de prise. Incapacité physique et mentale à réellement répondre à un problème qui en sept ans, de son aveu même, ne fait qu'empirer.
La vérité est-elle ailleurs ?

mardi 7 avril 2009

Perméabilité


Vous avez parlé à des chrétiens récemment ?

En discutant avec certains d'entre eux, on peut réellement s'enrichir. On peut même beaucoup rire ce qui contribue encore plus à l'enrichissement mutuel en brisant les quelques barrières de méfiance qui pourraient subsister entre chacun des interlocuteurs.

Le point commun qu
i existe souvent entre un croyant non fanatique et un militant politique athée (qui, rassurez-vous, se défendra toujours d'être fanatique) c'est le sentiment profond que l'histoire et l'humanité se doivent d'être sous l'empire du duo justice/solidarité. L'un et l'autre ne donnent généralement pas à ce duo la même origine.
Pour les premiers, ces valeurs préexistent à l'homme, elles sont l'émanation même de ce qui leur permet de se dire croyants. Ceux-là généralement ne vous parlent pas d'un vieil homme barbu perché sur les nuages, mais d'un sens à la vie gouvernant ce monde.
Le militant politique athée s'
il accorde une valeur cruciale au duo justice/solidarité commence par y voir un principe plutôt qu'une valeur d'ordre moral. Il est une conséquence directe de la vie en société, indivisible de l'existence humaine. Par ailleurs, il y adjoindra d'autres principes qui lui semblent cruciaux à l'existence sur Terre : liberté, égalité, fraternité, dignité, alcool et sexualité débridée. Malgré ces quelques divergences, la coexistence avec ceux que nous appellerons dorénavant les gentils croyants (afin de les distinguer facilement des méchants) est particulièrement simple et leur compagnie peut même se révéler très agréable.

Loin de les éloigner de la société civile, le Pape Palpatine Ier a fait en sorte que les croyants osent s'affirmer comme tels tout en refusant que le dogme religieux se mêle de tout. Par ses déclarations, il a dans un premier temps scandalisé nombre de croyants. La pignoufferie a continué avec des décisions et déclarations toutes plus surréalistes qu'on ne pouvait l'imaginer (Orléans : sa place Jeanne d'Arc, son évèque, prière de ne pas jeter de cacahuètes). Une fois la honte passée, les gentils croyants ont su mesurer la distance entre ce qui relevait de la foi et de la conscience d'un côté et la vie séculaire qui implique la libre utilisation vestimentaire zigounettale de l'autre.

En clair, plus le pape croit qu'il avance, plus il recule... et c'est la laïcité qui triomphe.

mercredi 18 mars 2009

Si vous le pouvez


Demain, 19 mars, il sera à nouveau possible aux salariés, aux demandeurs d'emploi, aux retraités et à tous ceux, nombreux, que ce pouvoir exaspère de s'exprimer en défilant.
Pour certains, ce mode d'expression est devenu ringard.
Il ne faut jamais défiler pour porter un tel regard...
Le temps d'une manifestation, les coudes se resserrent, une forme de bienveillance non feinte enveloppe chacun des participants par le regard porté par les voisins.
Il est de coutume de dire que certains se sont battus durement pour obtenir ce droit d
e grève, pour exercer ce droit de manifester.

Aujourd'hui encore, pour d'autres, il est impossible de débrayer et il en sera de même demain. Que ce soit pour une journée, une demi-journée, ou une heure.

Complexité financière lorsque le pouvoir d'achat est devenu trop faible ou trop instable du fait de chômage partiel.
Complexité morale qui rend difficile l'expression lorsque la quasi-absence de syndicats concourt dans l'entreprise petite ou moyenne à l'instauration d'un climat dans lequel le chef d'entreprise n
'est plus qu'un roitelet entouré de sa garde d'amuseurs craignant d'être les prochains à faire les frais de l'incompétence et des caprices.
Ceux-là défileront jeudi, par procuration, ils ne seront inclus dans aucun chiffre, ni syndical, ni policier.

jeudi 12 mars 2009

Clins d'yeux


Une chanson coup de coeur. Certaines, certains pourront dire s'ils se sont reconnus.

GERALDINE by Glasvegas

when your sparkle evades your soul

i`ll be at your side to console
when your standing on the window ledge
i`ll talk you back from the edge
i will turn your tide
be your shepard and your guide
when your lost in the deep and darkest place around
may my words walk you home safe and sound

when you say that im no good and you feel like walking
i need to make sure you know thats just the prescription talking
when your feet decide to walk you on the wayward side
up upon the stairs and down the downward slide
i will turn your tide
do all that i can to heal you inside
i`ll be the angel on your shoulder
my name is geraldine, im your social worker


i see you need me
i know you do

mercredi 11 mars 2009

Unité un jour


Les français s'intéressent très peu aux élections européennes. C'est un sondage qui le révèle. Ca vaut ce que vaut un sondage... mais ses résultats sont sans appel, même en intégrant une marge d'erreur inhérente à l'exercice.

Est-ce pour cela que certains membres du Parti Socialiste se sont à nouveau enferré dans une polémique retentissante ? S'agit-il d'une fine méthode qui consiste à faire converger les regards vers ce scrutin délaissé en parlant très très fort ? Si c'est le cas, c'est réussi.

La composition d'une liste, c'est important. C'est pour cela qu'elles sont si compliquées à élaborer et c'est pour cela que l'on crée, mécaniquement, des mécontentements. La composition des listes pour les européennes
a recueilli l'assentiment majoritaire et massif du conseil national (93%), composé à stricte proportion du vote des militants sur les motions du congrès de Reims. Rien que ça.
Pourtant, d
es voix se font entendre, des communiqués plurinominaux sont publiés afin de marquer une supposée absurdité de la composition des listes.

Le problème est
que l'expression desdits mécontents est très largement exagérée quand on rapporte son ampleur à celle exprimée au sein du conseil national dont la représentation est fidèle au vote militant. Le PS est excellent vendeur de polémiques, et les médias sont très bons clients. Je regrette aujourd'hui que l'expression de ces désaccords ait pris une telle ampleur. Ils peuvent être légitimes et leur expression est nécessaire dès lors qu'ils engagent leur auteur en âme et conscience. Mais je m'interroge sur l'opportunité d'un tel brouhaha alors que le retour du Parti Socialiste dans la vie sociale et politique commence à être reconnu et même salué par nos concitoyens. J'aurais souhaité, tout comme Karim, la présence de Gwenegan Bui en position éligible sur les listes européennes de la circonscription ouest. Pour autant et sans réserve je voterai en faveur de la liste débattue et proposée pour les élections européennes prochaines.

lundi 9 mars 2009

Encyclopédie socialiste syndicale et coopérative de l'Internationale Ouvrière - 2



Aux élections législatives de 1906, deux candidatures socialistes avaient été posées dans le Finistère et donné lieu à des campagnes électorales où le Socialisme fut nettement affirmé. Le citoyen Goude obtenait, dans la première de Brest, 4349 voix et dans la première de Morlaix 999 travailleurs répondaient à l'appel qui leur était adressé par Yves le Febvre en lui donnant leurs voix. Ce résultat permettait toutes les espérances !

Le 2 décembre 1905, les militants de la région de Brest lançaient un vaillant hebdomadaire L'Egalitaire qui, durant 32 mois, fut le trait d'union entre les militants socialistes du département et ceux de la grande ville ouvrière qui devait quelques années plus tard, donner son adhésion réfléchie au Parti Socialiste. Dès lors le mouvement est lancé et rien ne l'arrêtera; en 1907, Masson est battu au Conseil général, mais la Fédération ouvrira, trois après, une période de victoires éclatantes.


Le 15 octobre 1908, deux mois après la disparition de l'Egalitaire, la Fédération met sur pied un nouvel organe Le Cri du Peuple qui a bientôt son imprimerie et qui lance l'idée d'un quotidien, La Bretagne Socialiste, en voie de formation.

En mai 1910, c'est une belle action d'ensemble que la Fédération entreprend en présentant des candidatures socialistes dans 5 circonscriptions sur 11.

Goude, dans la première de Brest, obtient 7350 voix au premier tour, il est élu député au deuxième. Le Gall, instituteur, trouve 1901 suffrages dans la deuxième; à Morlaix c'est 726 travailleurs s'affirmant sur le nom de Grall, et à Quimper, Le Goïc obtient 736 voix dans la première, et Masson 3548 dans la deuxième.

14266 voix socialistes dans le département ! C'était le prélude de nouveaux succès et la certitude de la conquête de Brest.


Au mois de juillet de la même année, Goude emporte, de haute lutte, le siège de conseiller général du 2è canton de Brest par 2852 voix contre 1323 au réactionnaire Homo et 1523 au radical Piton, conseiller sortant, tandis que dans le 3è canton, Masson enlève également le siège de conseiller général par 1368 voix contre 1104 au Dr Houdart, réactionnaire. Le citoyen Philippot est à son tour élu conseiller d'arrondissement par 1275 voix contre 1181 au réactionnaire Lamarque, conseiller sortant.


mercredi 4 mars 2009

Bernard ponce


Bernard Accoyer était l'invité de France Inter ce matin. On ne dira jamais assez l'importance de ces moments durant lesquels les ondes s'invitent dans nos oreilles en nous proposant d'y installer unetelle ou untel. Quelle que soit la radio qui a nos préférences matinales, ce moment tout particulier des questions aux invités peut parfois conditionner notre journée. Autant le dire, le Président de l'Assemblée Nationale m'a mis de fort mauvaise humeur.

J'avais pourtant décidé de laisser en ma couche la désagréable impression g
énérée par son attitude durant les débats sur la restriction du droit d'amendement. Sa partialité d'alors contrastait avec les vieux barons du gaullisme à qui il succédait, pour lesquels la fonction prenait le pas sur les querelles partisanes.
Des femmes et hommes politiques d'aujourd'hui se distinguent en ce que nombre d'entre eux prêtent le flanc aux poncifs éculés. Sans succomber aux brèves de comptoir ou aux clichés réacs et populistes, ils ont tendance à rabâcher des idées toutes faites qui sont le fruit d'un point de vue subjectif plutôt que la présentation d'une vérité intangible. Ainsi, Monsieur Accoyer, interrogé sur le parlementarisme en général et en France en particulier, n'a pas manqué de cautionner la perpétuelle prise en main du pouvoir par l'exécutif en tirant à vue sur deux macchabées déjà froids : les Troisième et Quatrième Républiques.

Pour ceux que l'histoire du droit constitutionnel passionne autant que l'histoire du zéro, sachez que communément, la Troisième République et son successeur, la Quatrième, sont rien que des régimes tout nuls parce qu'instables parce que les parlementaires faisaient rien qu'à faire valser les portefeuilles ministériels. Or,
il existe aujourd'hui des outils juridiques permettant de tempérer les excès d'hier ayant contribué aux renversements de gouvernement incessants qui posent tant de soucis aux obsédés de la Cinquième. Pourtant lorsque vous évoquez le souhait que le parlement soit revalorisé, il n'est pas rare que l'on vous réponde par un grand cri d'effroi en hurlant que "douxenfantjésusvousn'ypensezpas, que faîtes-vous donc de la 3° et de la 4° Républiques".

Comme si elles étaient des tâches dans notre histoire... comme si Aristide Briand, Raymond Poincaré, Emile Combes et Waldeck-Rousseau étaient des figures à rayer... Ces deux régimes parlementaires, morceaux clés de notre démocratie, portent leur part de désagréments, mais quelle lumière nous ont-ils apporté : assise républicaine du régime, laïcité, libertés publiques, création de droits sociaux incontournables, reconstruction après le désastre de 39-45, concrétisation de l'idée européenne.

Ceux qui poussent des cris épouvantés en évoquant cette part de notre histoire constitutionnelle sont pourtant supposés connaître tous les bénéfices d'un régime parlementaire qui rend possible le débat national. Il est bien étrange d'y préférer le caporalisme d'un régime qu'un homme seul infléchit par sa seule pratique du pouvoir et de la vie.
Surtout lorsque l'on préside l'Assemblée Nationale.

lundi 2 mars 2009

mercredi 18 février 2009

Dans la rupture



Pendant qu'une madone s'occupait à grignoter le temps de parole de l'opposition en s'en prenant à Martine Aubry, cette dernière a lancé de multiples ateliers de travail.
Fruit de l'un d'entre eux, un livre noir des libertés publiques va paraître.

Des membres éminents du Parti n'ont jamais manqué de faire leur devoir quand il s'est agi de porter notre voix dans les médias : récemment, de Jean-Marc Ayrault à Arnaud Montebourg en passant par Manuel Valls, tous, et bien d'autres, ont contribué à attirer l'attention de l'opinion sur les attaques à l'encontre des libertés publiques sous Sarkozy. En la matière, le travail de Jean-Jacques Urvoas au sein de la commission des lois et les nombreux compte-rendus qu'il a pu en effectuer sur son blog enrichissent remarquablement la connaissance du lecteur en même temps qu'ils inquiètent le citoyen.

Toutefois, il n'y avait pas encore eu de présentation officielle par le PS à l'opinion du danger global que constituent les différentes mesures adoptées par Nicolas Sarkozy (entérinons donc l'inexistence de facto d'un premier ministre, d'un gouvernement et d'une majorité parlementaire qui ne servent plus à rien). Ce travail ne pouvait à l'évidence pas être effectué de façon totalement satisfaisante en deux minutes à la radio... Faute de temps.

Le document qui va bientôt sortir est le fruit d'une réflexion constante sur ce que sont et ce que devraient être les libertés publiques dans ce pays. Il suffit pour cela de relire les discours de socialistes admirés et admirables pour comprendre à quel point cette question des libertés est essentielle dans la réflexion pour l'émancipation des peuples. A ce titre, il faut espérer ardemment que le Parti Socialiste puisse s'associer d'une façon ou d'une autre aux Etats Généraux des Droits et Libertés qui prendront forme prochainement.

Les colères liées à la situation économique et sociale sont légitimes. L'urgence des enjeux de cette crise tendent malheureusement parfois à reléguer au second plan le débat sur les libertés fondamentales. Les deux combats pour la justice sociale et les libertés doivent pourtant être menés de front, ils sont irrémédiablement liés car ils sont le coeur et la condition d'un idéal républicain achevé.

mercredi 11 février 2009

Udner



Udner est probablement un peu dingue.
Mais dinguitude et gentillesse font très sûrement bon ménage.

Parcourez donc le site d'Udner, délectez-vous du non-sens, d'un absurde bourré d'espoir ou pas, de petites vidéos délicieusement crétines (à moins que).
Udner a mis la main sur quelque chose, il ne pourra l'en retirer. Reste encore à définir ce qu'est ce quelque chose. Peut-être y parviendrez-vous mieux que moi.
Si c'était le cas, merci de le garder pour vous.

Bonne fouille à toutes et tous : http://udner.blogspot.com/


vendredi 23 janvier 2009

Les poupées russo-anglaises





De nos jours, les styles musicaux sont traversés de courants nettement plus nombreux qu'au sein du Parti Socialiste. Aussi les façons de ranger les genres deviennent périlleux tout autant que ludiques quand il s'agit de retrouver un disque bien précis dans la jungle des classements des bacs des disquaires.

Bristol et sa région sont un don pour qui s'adonne un tantinet à l'écoute d'un genre musical au nom barbare : le trip-hop. Il serait bien trop réducteur de s'aventurer à décrire ce style qui n'en est pas vraiment un et il suffit de citer deux groupes autochtones pour planter le décor musical : Portishead et Massive Attack, deux des groupes les plus doués pour faire de la lumière avec du sombre. Les deuxièmes cités sont incontestablement plus touche à tout que les premiers. Les nombreuses collaborations qu'ils ont pu susciter ont toujours donné à leurs albums trop peu fréquents des couleurs particulières qui se révèlent un peu plus à chaque écoute.
Tricky, un des membres fondateurs de la bande quitte ses petits copains en 94 pour se lancer en solo. Il se fait très rapidement un nom en alliant magnifiquement de nombreux genres musicaux. Il collabore alors étroitement (et un peu plus encore) avec la chanteuse Martina Topley-Bird, fort remarquée à cette occasion.


Après Quixotic en 2003 (disponible à la médiathèque des Ursulines), voilà qu'en 2008 elle sort son deuxième album : The Blue God. Un disque divin auquel le bleu va si bien.

mercredi 21 janvier 2009

Parlez-en

Si je me fie à la presse, je dois être un extra-terrestre. En effet, hier, je n'étais que modérément obnubilé par l'investiture d'Obama. On frôlait l'indigestion médiatique. Matin, midi, soir. Et ces médias d'ironiser sur la stratégie de Nicolas Sarkozy pour exister par delà Obama...

Il a à moitié réussi en donnant de sa personne et en se remettant dans la peau
d'un comique comme il lui arrive parfois de le faire. Pour son one-man-show d'hier à Provins, c'était encore une fois hilarant. On avait l'impression d'entendre Ernest-Antoine Seillères qui aurait mangé une pizza avec de vrais morceaux de Jean-Marie Bigard dedans.

Et pendant ce temps, évidemment, les socialistes ne foutent rien. C'est du moins ce que l'on entend et ce que l'on nous dit, c'est d'ailleurs ce que les radios crachent à longueur d'ondes jusqu'à une manifestation impressionnante et inhabituelle au palais Bourbon.
Pourtant, en ce moment et depuis le mardi 13 janvier (et pas le 20 comme semblent
le croire tant de personnes bien informées), les députés socialistes donnent de leur temps et de leurs personnes. Ils bataillent sans relâche car la majorité parlementaire s'est mis en tête de se mettre au diapason de son chef dès lors que celui-ci a qualifié les débats de l'Assemblée sur l'audiovisuel public de "pagaille".
C'est bien d'avoir des petits soldats aussi disciplinés.

En réalité, contrairement à l'idée largement répandue il y a une opposition dans ce pays et le PS en est le fer de lance. Elle se bat avec ses armes : le droit, et est si efficace, malgré ses maigres moyens démocratiques, que l'UMP veut la bâilloner en "réformant le droit d'amendement". La propension croissante de ceux qui appartiennent à la majorité présidentielle à ne plus supporter les débats devient réellement inquiétante.
Mais Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère (et des îles Glénan) en parle bien mieux que quiconque, je vous invite donc à aller lire son blog qui, ces derniers jours, s'est concentré sur ce sujet de part son appartenance à la commission des lois. Vous y trouverez également la vidéo que j'ai pris la liberté de déposer ici-bas, parce que quand même, ça fait du bien de voir Frédéric Lefebvre se faire moucher.




Bon anniversaire

- Tneminifni icrem., répondit Louis

vendredi 9 janvier 2009

Moijedi




Les raisons d'espérer sont minces. Figurez-vous que le crabe a fait un tour dans l'avenir et qu'il est bien sombre (l'avenir). Alors plutôt que de palabrer voici non pas mes voeux pour 2009 mais ceux de Nicolas Sarkozy pour 2010 (recueillis grâce à la machine à voyager dans le temps qui m'a amené jusqu'au 31 décembre de cette année) :
Chères catholiques, chers catholiques, les autres,
En cette veille de nouvelle année je suis particulièrement fier de vous présenter mes voeux depuis le dernier étage de la Tour Eiffel, symbole de la classe de la France à travers le monde.

L'année dernière, le monde entier a été touché de plein fouet par une très grave crise économique. Avec l'aide de mes collaborateurs, nous avons réussi à contenir les effets de cette crise dans l'pays puisque tandis que le monde voyait sa population de d'mandeurs d'emploi s'accroître de 400 millions d'individus, nous n'avons connu pour notre part qu'une augmentation de 5 millions d'feignasses, soit 80 fois moins qu'à l'échelle planétaire. Ce résultat r'marquab' nous l' devons principalement à la liberté enfin redonnée à tous les salariés de c'pays de travailler l'dimanche. Pourtant, cette réforme adoptée par référendum le 1er août et entrée en vigueur depuis le 1er septembre, ne va pas suffisamment loin.
Je suis parfaitement conscient des attentes provenant du peuple. C'est pour ça qu'y a deux mois j'avais demandé à Jacques Attali de m'remettre un rapport afin qu'il m'apporte des propositions visant à r'dynamiser notre économie et à moderniser vot' rapport au travail. J'ai décidé cet après-midi de soumettre au Parlement dès ce soir la mesure phare de ce rapport : l'instauration d'un huitième jour travaillé en toute liberté dans la s'maine.
Je suis bien évidemment favorab' à son adoption, trouvant invraisemblab' d'empêcher les personnes qui l' souhaitent de s' lever tôt huit fois dans la s'maine plutôt qu'sept.

Pour conclure, j'aimerais vous dire que bien entendu j'ai une pensée pour les plus démunis... comme ça Joffrin pourra pas m'le r'procher, hin hin (petit rire auto-satisfait).
De plus, vous l'avez constaté, je pense pouvoir dire que cette année, encore une fois, j'ai pas chômé, hein...
Ce qui me donne tant de force c'est qu'vous m'avez élu y a un peu plus d'deux ans pour que j'fasse des choses. Alors la moindre des choses, c'est que j'fasse des choses et j'compte bien continuer l'année prochaine.

Voilà. Dieu bénisse le crédit immobilier, Dieu bénisse les Hauts de Seine.